Moustique-tigre : garder raison et prévenir en amont

Moustique-tigre : garder raison et prévenir en amont

C'est chaque année la même chose : avec la relance, le 1er mai, par le ministère de la Santé du « plan national antidissémination du chikungunya, de la dengue et du zika », à raison du début de reprise du cycle biologique du moustique-tigre (Aedes albopictus) qui peut être vecteur de ces maladies, un site internet privé reprend les données publiques à sa façon, instaure des niveaux de « vigilance » qui ne figurent pas dans la nomenclature officielle et communique à grande échelle, pouvant susciter une alarme hors de propos.

Primo, voici deux cartes faisant foi, établies par le Ministère sur la base des enquêtes entomologiques effectuées par des organismes publics compétents, tels que l'EID Méditerranée :

Secundo, le moustique-tigre, qui connaît chaque année une phase de dormance (on dit : « diapause ») à l'état d'œuf, ne reprend de la vigueur que très progressivement à partir de début mai, pour commencer à redevenir sensible fin mai / début juin. Le rythme de sa « renaissance » et sa visibilité sont tributaires des conditions météorologiques (pluies, températures).

Le cycle est donc en train de reprendre, les premières larves ainsi que des moustiques-tigres à l’état adulte ont été signalés depuis la mi-mai en divers points des départements réputés colonisés. Bref, la saison s’engage concrètement. Il faut donc être désormais très attentif à la gestion de ses eaux domestiques : vider, couvrir, nettoyer, curer, ranger, jeter… Privons le moustique-tigre d’eau !

[le 31.05.19]