La lutte physique ou mécanique

Les gîtes à moustiques sont de natures multiples. Si certaines espèces ne se développent que dans les zones humides, d’autres, comme le moustique tigre, se sont accoutumées rapidement à l’Homme et à son habitat, y trouvant à la fois le gîte et le couvert !

Le principe de la lutte physique (ou mécanique) est tout simple : éliminer les moustiques à la source, en supprimant toutes les collections d’eau stagnantes permettant aux larves de croître jusqu’à l’âge adulte, perpétuant alors un cycle exponentiel pour atteindre rapidement des niveaux de nuisance intolérable.

Partout où cela est possible, au sein de son habitat, éviter l’apparition des larves en éliminant les eaux stagnantes reste donc le moyen le plus efficace et le plus écologique de se protéger des piqûres !

Attention, un jardin, une terrasse, un balcon, même très bien entretenus peuvent tout autant regorger de gîtes qu’une arrière-cour désaffectée, constellée de matériels, de récipients et de débris abandonnés !

Voici une liste non exhaustive de récipients ou contenants propices à l’installation du moustique tigre dès lors qu’ils se remplissent, même sporadiquement d’eau, par arrosage, par pluie ou débordement : coupelles de plantes et les cache-pots, gamelles d’animaux domestiques, arrosoirs, brouettes, toute cavité pouvant servir de réceptacle dans le mobilier de jardin, récupérateurs d’eaux, bondes, arrivée gouttière, citernes enterrées, puits, bassins de jardins (en l’absence de poissons), piscine à l’abandon vide-sanitaires inondés, bouches d’égout, etc.

Il est donc impératif de ranger les récipients sous abri, de les retourner, de vidanger l’eau toutes les semaines, ou à défaut de les combler avec du sable, d’étanchéifier les citernes, les vides sanitaires (masquer les tuyaux et les aérations avec du tulle moustiquaire), etc. 

 

   
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