Les prédateurs

Les moustiques, aux différents stades de leur développement, sont les proies de nombreux prédateurs mais, pour aucun d’entre eux, ils ne constituent pour autant la base de leur régime alimentaire.

En milieu naturel, au stade larvaire et nymphal, ils peuvent être la proie d’invertébrés aquatiques prédateurs tels que les larves de libellules, les larves et adultes de dytiques, etc. Certains poissons, tels que les gambusies (gambusia affinis), les poissons rouges (goldfish), les carpes,… inféodés aux mêmes milieux que ceux des moustiques en sont également friands (poissons dits « larvivores »). Ils feront des auxiliaires précieux et très efficaces dans les bassins d’agrément, petites étendues d’eau et les fossés. On prendra soin de préférer des espèces de poissons larvivores locales tels que  les gambusies. Ces auxiliaires ne sont toutefois pas adaptés aux petits gîtes larvaires et aux milieux temporaires.

Au stade adulte, ils constituent une part de l’alimentation des araignées, d’insectes prédateurs (libellules,…), des oiseaux, des chauves-souris,… Si certaines espèces de chauve-souris pourraient ingurgiter jusqu’à 600 moustiques par nuit, ce prélèvement par prédation reste proportionnellement faible (de l’ordre de 1%), insuffisant pour abaisser significativement la nuisance en cas de pullulation. Il n’en reste pas moins nécessaire de protéger énergiquement toutes ces espèces qui contribuent à une certaine régulation.

Enfin, il existe quelques espèces de moustiques (Toxorhynchites brevipalpis , Lutzia spp.,…) dont les larves sont d’efficaces prédatrices des larves d’autres moustiques. Essentiellement réparties dans les régions tropicales et subtropicales, de telles espèces ne vivent pas en Europe.


   
© EID MED / 2013