L’autodissémination d’insecticide

 

Il s’agit d’une méthode encore expérimentale de lutte alternative contre des moustiques urbains du genre Aedes (Aedes albopictus, Ae. aegypti) basée sur l’autodissémination d’un régulateur de croissance, mimétique de l’hormone juvénile, en l’occurrence le pyriproxyfène. Une station de contamination (pondoir) simule un gîte de ponte attractif contenant de l’eau rendue inaccessible par un tulle moustiquaire. En essayant d’atteindre la surface de l'eau, la femelle se contamine dans la partie de la station contenant du pyriproxyfène et le dissémine alors dans les autres gîtes de ponte alentours (coupelles, vases, etc.). Lors de la mise en eau de ces gîtes, les œufs submergés donneront des larves directement en contact avec l’insecticide. Ce dernier perturbera le développement des larves et empêchera l’émergence des adultes.

   
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