En Occitanie

Le « moustique tigre » Aedes albopictus, après avoir été souvent identifié ponctuellement sur des aires d’autoroute, a commencé à s’installer sur des territoires agglomérés de la région Occitanie à partir de la fin de l’été 2011, en provenance de PACA, dont il a colonisé tout ou partie de 5 des 6 départements depuis 2004.

* DANS LE DÉPARTEMENT DU GARD, une identification du « moustique tigre » Aedes albopictus a d’abord été faite par les services de l’EID Méditerranée, comme suite à des « plaintes » pour nuisance de la part de résidents locaux, au nord du département, dans des communes proches de l’Ardèche : Saint-Ambroix, Saint Brès, Saint-Victor-de-Malcap, Saint-Julien-de-Cassagnas, ainsi que, mais dans une moindre mesure, à Alès. Même constat (positif puis négatif) pour un seul des 14 pièges alors installés à Nîmes. Mais, entre-temps, des captures de « moustiques tigres » adultes ont laissé penser à une installation en cours d’Aedes albopictus. De la sorte, le département du Gard a été classé par le ministère de la Santé en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue, le 6 septembre 2011. En 2012, 2013 et 2014, cette installation a progressé géographiquement, concernant désormais 128 communes (voir carte Gard).

* DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT est lui aussi classé par le ministère de la Santé en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue depuis le 20 novembre 2011. Le « moustique tigre » Aedes albopictus y a été identifié, pour la première fois, entre août et septembre 2011 : au nord de la ville de Montpellier, dans un quartier proche du secteur hospitalier, sur une étendue de plus d’un kilomètre, traduisant une colonisation commençante. Antérieurement, depuis trois ans, il avait fait des apparitions itératives, dans un secteur d’habitats dispersés de la commune de Fabrègues, en tampon entre l’aire autoroutière et les quartiers agglomérés. Enfin, trois pièges ont été recensés positifs au Grau-d’Agde, négativés par des traitements contre les moustiques à l’état adulte, ainsi que quelques pièges sur la commune de Lespignan, situés, un peu comme à Fabrègues, en tampon entre l’aire d’autoroute et une zone pavillonnaire, mais très proches de cette dernière, laissant présager une implantation. Comme dans le Gard, le « moustique tigre » a progressé territorialement en 2012, 2013 et 2014, concernant désormais 118 communes (voir carte Hérault).

* DANS LE DÉPARTEMENT DE L’AUDE  ET DES PYRÉNÉES-ORIENTALES, 2012 aura été l’année de la primo implantation de ce même « moustique tigre » Aedes albopictus – tout comme, hors région Occitanie, en Haute-Garonne –, ces départements devenant à leur tour classés en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue. Là aussi, la progression se fait de façon continue et désormais 54 communes sont concernées dans les Pyrénées-Orientales (voir carte P-O) et 17 communes dans l’Aude (voir carte Aude).

- PLUS À L’OUEST :

* DANS LE DÉPARTEMENT DE LA  HAUTE-GARONNE a commencé à être atteint par le « moustique tigre » en 2013. Observé dans certains quartiers de Toulouse, en 2014, il était réputé installé dans 6 communes. C’est donc le début du processus.

* DANS LE DÉPARTEMENT DU LOT-ET-GARONNE commence également à enregistrer la présence de ce moustique, en particulier dans le secteur de Marmande. Il y a été identifié, en 2014, à l’état adulte ou simplement à l’état d’œufs dans une trentaine de communes.

Ces arrêtés interministériels de classement ouvrent le champ à des arrêtés préfectoraux, permettant des traitements insecticides contre le  « moustique tigre » Aedes albopictus lorsque l’Agence régionale de santé (ARS), au niveau de ses délégations territoriales dans les départements concernés, l’estime nécessaire, en cas de présence dans une commune colonisée par l’insecte d’une personne suspecte de virémie à la dengue ou au chikungunya (ce sont des cas importés de pays ou régions tropicales ou subtropicales où sévissent ces maladies)..

* Le plan national antidissémination du chik et de la dengue veut que dès qu’une installation d’Aedes albpictus est identifiée dans le moindre quartier d’une commune et considérée comme définitive, le département de son ressort est classé tout entier en niveau 1, avec transfert de la charge de la lutte au Conseil départemental : des traitements contre les moustiques, dits de « lutte antivectorielle » (LAV), deviennent possibles en cas de suspicion de maladies vectorielles. Donc même si, par exemple, seule 1 commune est directement concernée, c’est tout le département qui fait l’objet de cette classification.

À cet instant, la charge et l’organisation du suivi et de la lutte contre Aedes albopictus se sont trouvées affectées au Conseil départemental du département concerné, qui mandate l’EID Méditerranée (Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen) comme opérateur.

En Occitanie et en PACA, ce mandat se trouve facilité par le fait que l’EID Méditerranée est déjà, depuis la fin des années 1950 et le début des années 1960, l’opérateur des Conseils départementaux de l’Hérault, du Gard, de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, ainsi que de celui des Bouches-du-Rhône, pour le contrôle de la nuisance des moustiques issus des zones humides littorales.

   
© EID MED / 2013