En Provence-Alpes-Côte-d'Azur

À la fin des années 1990, on l’attendait sur la façade ouest, à raison du commerce des pneumatiques d’occasion avec les États-Unis (ces pneumatiques, parfois mal conditionnés et stockés dans des dépôts dédiés, constituent d’excellents gîte de ponte), mais c’est au sud-est, en provenance d’Italie, où il est installé depuis plus de 25 ans, qu’il a commencé à investir le territoire métropolitain français. C’était au milieu des années 2000. Le « moustique tigre » Aedes albopictus s’est ensuite étendu dans les départements du sud mais il n’a pas rechigné à aller aussi plus au nord, remontant la vallée du Rhône.

* DANS LES ALPES-MARITIMES, en 2004, pour la première fois en France métropolitaine, le « moustique tigre » Aedes albopictus a été identifié au sein du jardin exotique Val-Rahmeh, à Menton, en provenance d’Italie où il est présent, dans diverses régions, depuis un quart de siècle.

En 2005, il a été identifié dans 6 communes des Alpes-Maritimes, entre Menton et Nice. Puis, progressivement, il a colonisé des espaces toujours plus vastes, le long du littoral, parce que ‘est là que se trouvent les principales infrastructures de communication routières et ferroviaires (ce moustique se déplace dans les habitacles des véhicules).

En 2014, 141 communes ont été recensées colonisées par Aedes albopictus (voir carte Alpes-Maritimes ).

Dans le Var, outre quelques présences sur des aires d’autoroute, facilement négativées par traitements insecticides, et après une ou deux apparitions en secteurs agglomérés, très faibles et annihilées, une population d’Aedes albopictus a été identifiée pour la première fois, d’abord à Sainte-Maxime puis à Saint-Raphaël et à Fréjus, en juillet / août 2007. Cette situation, jugée irréversible et correspondant à une primo implantation du moustique, a justifié la signature, fin septembre, de la même année, d’un arrêté interministériel de classement du département du Var en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue.

En 2008, toute la bande littorale, entre Saint-Raphaël et Cavalaire-sur-Mer, a été colonisée par le « moustique tigre » Aedes albopictus.

En 2009, c’est le segment de la bande littorale allant de Cavalaire-sur-Mer à Hyères-les-Palmiers qui a été à son tour colonisé, ainsi que la plaine des Maures, jusqu'à Brignoles.

En 2010, Aedes albopictus a achevé de s’installer sur tout le sud du département du Var, s’immisçant dans les Bouches-du-Rhône et colonisant ainsi la bande littorale, depuis Hyères jusqu'à Marseille. C’est le 12 mai 2010 que le département des Bouches-du-Rhône a été lui aussi classé (arrêté interministériel) en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue.

Entre 2011 et 2014, 139 communes ont été recensées colonisées par Aedes albopictus, dont 18 nouvelles communes (voir carte Var).

* DANS LES BOUCHES-DU-RHȎNE, outre quelques présences sur des aires d’autoroute, constatées depuis 2007, c’est dans deux quartiers de Marseille que les premières implantations jugées irréversibles du « moustique tigre » Aedes albopictus ont été identifiées, en 2009 (Saint-Barnabé / La Blancarde et Valentine). C’était en fin de saison, de sorte que c’est la confirmation de ces foyers, à la reprise de la saison 2010, qui a entraîné la signature d’un arrêté interministériel, en date du 12 mai 2010, classant le département en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue.

Cette même année 2010, la bande littorale a été colonisée depuis Hyères, dans le Var, jusqu’à Marseille. Toujours en 2010, des détections de populations d’Aedes albopictus ont été faites à Aix-en Provence, Arles, Fos-sur-Mer, Eyguières et Eygalières.

En 2011, plusieurs communes situées à l’ouest de Marseille ont été à leur tour colonisées, ainsi que Saint-Martin-de-Crau et un quartier d’Arles. Au total, 15 communes ont été concernées. Dans son mouvement continu d’extension vers le nord (un peu) et vers l’ouest (beaucoup), Aedes albopcitus a également franchi le Rhône vers le Languedoc, commençant à coloniser des quartiers de plusieurs communes gardoises et héraultaises : Montpellier (voir carte Occitanie).

Entre 2012 et 2014, 115 communes des Bouches-du-Rhône sont désormais colonisées par le « moustique tigre », soit la quasi-totalité du département.

* En PACA, le « moustique tigre, a aussi été identifié dans les Alpes-de-Haute-Provence (30 communes, en 2014) et dans le Vaucluse (69 communes, en 2014), dont les conseils départementaux ont également confié, par convention, les actions antivectorielles, en tant que de besoin, à l’EID Méditerranée.

   
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