Cadre juridique et institutionnel

La démoustication comporte deux grands volets : le contrôle de la nuisance pour le confort des populations et le développement local et la lutte antivectorielle pour la protection de la santé publique et/ou animale, au regard desquels le cas d’Aedes albopictus en métropole est encore nouveau et original : découvert pour la première fois en 2004, à Menton, Aedes albopictus a progressivement colonisé, en 7 ans, ces larges espaces agglomérés dans toutes les Alpes-Maritimes, sur tout le linéaire sud du Var, dans plusieurs villes des Bouches-du-Rhône (dont Marseille, Aix-en-Provence et Arles) et, depuis 2011, dans plusieurs communes du Gard (dont Nimes) et de l'Hérault (dont Montpellier) et, depuis 2012, dans quelques communes de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, ainsi que sur de nombreuses aires d’autoroute entre Marseille et l’Espagne, où, par le fait qu’il s’agit de milieux ouverts, il peut être assez aisément éradiqué par des traitements insecticides.

Si l’objectif et le contexte sont différents selon l’une ou l’autre finalité (nuisance ou vectoriel), les modes opératoires se rapportent à des méthodologies et techniques similaires.

Le cas des départements de la zone d'action de l'EID Méditerranée relève donc désormais des deux : le contrôle de la nuisance en profondeur d’une trentaine de kilomètres du littoral (voir ci-dessus) et l’antivectoriel, car Aedes albopictus est un vecteur potentiel, dont la nouvelle apparition sur le territoire métropolitain français justifie l’attention particulière du ministère de la Santé, sous la forme d’une démarche de précaution (mais il est aussi et surtout un nuisant). Une caractéristique qui justifie donc sa prise en charge par les Conseils généraux, en tant que maîtres d’ouvrage, et de l’EID Méditerranée, en tant qu’opérateur.

   
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