Cas suspects : mise au point.

21/10/2016
Il n’y a, à ce jour, aucun cas de transmission vectorielle « autochtone » (*) de dengue, de chikungunya ou de Zika dans notre région ou en France en général.

Des titres d’articles parus hier et avant-hier : « Pyrénées-Orientales : Dix-sept cas de virus liés à une piqûre de moustique tigre depuis le printemps » (20 Minutes Montpellier du 20.10) ou « Moustique tigre : 17 signalements de Zika et de Dengue dans les P-O » (L’Indépendant du 19.10) pourraient laisser croire qu’il y aurait eu 17 cas de Zika ou d’autre maladie vectorielle transmis par le « moustique tigre » dans les P-O. Ce qui est inexact.

Ces cas « signalés » sont des cas suspects importés, c’est-à-dire contractés dans des régions tropicales ou subtropicales où les virus circulent. Ces virus (dengue, chikungunya, Zika) ne sont pas présents de façon endémique en France métropolitaine. En revanche, si une personne infectée dans une zone tropicale, par exemple, se faisait piquer à son retour en métropole par un « moustique tigre », celui-ci pourrait transmettre la maladie dans son faible (150 à 200 mètres) rayon d’action.

D’où l’organisation de ces signalements par les agences régionales de santé (ARS), qui justifient, si la personne concernée réside ou fréquente des lieux où des « moustiques tigres » sont présents, un ou des traitements insecticides par l’opérateur de démoustication mandaté par le conseil départemental du territoire visé, collectivité qui a la charge de cette action (dans les P-O : par l’EID Méditerranée, à la demande du conseil départemental 66).

Ces signalements dans les P-O sont loin d’être une exception : depuis le début de l’année, près de 400 ont été faits dans les 17 départements où l’EID Méditerranée est mandatée par les conseils départementaux pour la lutte antivectorielle. La procédure d’enquête et, éventuellement, de traitement est maîtrisée. À ce jour, en 2016, en France métropolitaine – et donc dans notre région –, il n’y a eu aucune transmission vectorielle autochtone d’aucun virus.

(*) cas de transmission autochtone : contracté sur place par une piqûre de « moustique tigre » local.

   
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